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Affichage des articles associés au libellé Textes et réflexions

Quatre bougies

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Quatre bougies brûlaient lentement. Il régnait un tel silence que l'on pouvait entendre leur conversation. La première dit : "Je suis la Paix ! Cependant, personne n'arrive à me maintenir allumée... Je crois bien que je vais m'éteindre..." Sa flamme diminua peu à peu, et disparut. La seconde dit : "Je suis la Foi ! Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable... Ça n'a pas de sens que je reste allumée plus longtemps !" Et sitôt qu'elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l'éteignit. La troisième bougie se manifesta à son tour : "Je suis l'Amour ! Mais je n'ai plus de force pour rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d'aimer ceux qui sont proches d'eux..." Et sans un bruit, elle s'effaça à son tour. Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes. "Mais pourquoi avez-vous cessé de brûl...

Le flocon de neige

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Le flocon de neige Une mésange s'adresse à une colombe : -Dis-moi, quel est le poids d'un flocon de neige? Et la colombe de répondre : -Ça ne pèse pas, ça pèse moins que rien. La mésange : -Attends, ma colombe, je vais te raconter une histoire. L'autre jour, j'étais sur la branche d'un sapin quand il a commencé à neiger. Tout doucement. Une petite neige tranquille, pas méchante, sans bruit et sans tempête. Comme je n'avais rien de mieux à faire, je me suis mise à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me trouvais. J'en ai compté 751 972. Oui, je commençais à avoir mal aux yeux et ça s'embrouillait un peu dans ma tête, mais je me rappelle bien : 751 972. Oui, c'est ça. Et quand le 751 973e flocon est tombé sur la branche, même si ça ne pèse pas, même si c'est rien, moins que rien comme tu le dis, eh! bien, figure-toi que la branche s'est cassée. La colombe se mit à réfléchir. Peut-être ne manque-t-il finalement que...

L’effet miroir

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            Comment sont les gens ?      Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient. ... Un jeune homme s’approcha et lui dit : Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieil homme lui répondit par une question : Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme. Le vieillard répondit : Tu trouveras les mêmes gens ici.     Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question. Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieille homme répondit de même : Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? Ils étaient bons et accueillants, honnêtes ; j’y avais de bons amis ; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit...

Les trois tamis de socrate

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Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit : - Écoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit. - Arrête ! interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ? - Trois tamis ? dit l'autre, rempli d'étonnement. - Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis.Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ? - Non, je l'ai entendu raconter et... - Bien, bien. Mais assurément tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n'est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ? Hésitant, l'autre répondit :- Non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire... - Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire.. - Ut...

Les trois portes de la Sagesse

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Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage. "Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince. "Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi." Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE". "C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si c...

L’infini ne peut se décrire dans la langue du fini -

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Il y avait une fois une poupée de sel qui voulut mesurer les abimes de l’océan. Elle emporta pour cela une ligne de sonde et un plomb. Elle arriva au bord de l’eau et contempla le puissant océan qui s’étendait devant elle. Jusqu’à ce moment, elle restait toujours la même poupée de sel, et conservait son individualité propre. Mais à peine eut-elle fait un pas de plus, à peine eut-elle posé le pied dans l’eau, qu’elle ne fit plus qu’un avec l’océan. Elle était perdue, il était impossible de la voir! Toutes les particules de sel qui la composait s’étaient dissoutes dans l’eau de mer. Le sel dont elle était faite provenait de l’océan, et voila qu’il avait fait retour à l’océan pour s’unir de nouveau à lui. Le « différencié » était redevenu un avec l’ « indifférencié ». L’âme humaine est comme cette poupée de sel, l’ego est le différencié. L’absolu, le non-conditionné est l’océan salé infini, l’indifférencié. La poupée de sel ne pouvait pas revenir expliquer la profondeur du grand océan. Te...

L'EMPATHIE

Un jour sur terre l'empathie « L'empathie c'est, à la vitesse de l'éclair, sentir ce que l'autre sent et savoir qu'on ne se trompe pas, comme si le cœur bondissait de la poitrine pour se loger dans la poitrine de l'autre. C'est une antenne en nous qui nous fait toucher le vivant : feuille d'arbre ou humain. Ce n'est pas par le toucher qu'on sent le mieux mais par le cœur. Ce ne sont pas les botanistes qui connaissent le mieux les fleurs, ni les psychologues qui comprennent le mieux les âmes, c'est le cœur. Le cœur est un instrument d'optique bien plus puissant que les télescopes de la Nasa. C'est le plus puissant organe de connaissance, et c'est une connaissance qui se fait sans aucune préméditation, comme si ce n'était plus nous qui faisions attention à l'autre, comme s'il n'y avait plus qu'une attention pure et une bienveillance fondée sur la connaissance de notre mortalité commune. Ce qui est très curieu...

Les deux vérités et les Quatre Nobles Vérités

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Il est important de connaître la nature des phénomènes, car c'est le fondement des deux vérités. La totalité des enseignements du Bouddha peut se résumer en les deux vérités. On nomme ces deux vérités conventionnelle et ultime. Les deux vérités sont expliquées différemment par les quatre grandes écoles du bouddhisme, selon la vision et la compréhension qu'elles en ont: 1. Le Vaibashika: pour l'école Vaibashika, la vérité conventionnelle inclut toutes les matières manipulables, visibles, grossières, celles qui dégénèrent et se décomposent. Quant à la vérité ultime, elle est représentée pour eux par les matières plus subtiles, les particules imperceptibles à l'œil nu et que l'on croit indivisibles, incolores et sans directions. Elle inclut également l'impermanence subtile, instantanée, des phénomènes, impossible à percevoir par les êtres ordinaires. Cette école mêle un peu le «Je» et la conscience de l'esprit. Elle ne reconnaît que les obscurations aux afflict...

Quelle est la juste place de la pensée dans la relation ?

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Lorsque vous observez une chose sans le moindre mouvement de la pensée, le moindre geste visant à modifier cette chose, ou à la transcender, mais que vous portez simplement sur elle un regard attentif, sans orientation ni mobile particuliers, alors l’objet de cette observation en est profondément modifié. Etes-vous capable d’observer la peur de cette façon-là ? En règle générale, nous avons peur de faire usage de la raison, de penser de manière claire et lucide, et non émotionnelle, de penser autrement qu’à partir d’un centre — qu’il se situe hors de nous ou en nous-mêmes. Penser lucidement suppose qu’il n’y ait pas de centre à partir duquel s’organise le fonctionnement de notre pensée. Cette question mérite, je crois, d’être creusée. La plupart d’entre nous ont une ligne de pensée bien déterminée. Si vous êtes spécialisé, votre pensée suit certains sillons tout tracés ; si vous adhérez à une religion, à une structure idéologique donnée, cela conditionne votre pensée. C’est ainsi que ...

Parler avec son coeur

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« Vous appelez, mais il ne vous est pas souvent répondu. Pourquoi ? Vous vous adressez à quelqu’un d’autre que Dieu. L’appel n’émane pas de votre cœur. L’aspiration n’est pas totale. La motivation est égoïste et impure. Vous frappez à la porte et vous vous plaignez qu’elle ne s’ouvre pas. Dieu réside dans votre propre cœur, mais vous avez verrouillé ce cœur pour empêcher l’Amour d’entrer. Aussi Dieu est-il silencieux et sans réaction. La porte n’a pas besoin d’être ouverte pour que vous preniez conscience que Dieu réside à l’intérieur de vous. Elle est toujours ouverte pour l’Amour ; frapper est inutile. L’Amour rendra automatiquement votre cœur éclatant de lumière et de joie. Sathya Sai Baba (Discours du 21 octobre 1982)

La cessation de la douleur

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La troisième Noble Vérité est la cessation de la douleur. Celui qui dompte le moi est délivré de la concupiscence. Il ne ressent plus d'attachement et la flamme du désir ne trouve plus d'aliment pour se nourrir. Ainsi, elle doit s'éteindre. Bouddha

La cause de la douleur

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La seconde Noble Vérité est la cause de la douleur. La cause de la douleur est la concupiscence. Ce qui nous entoure affecte la sensation et engendre une soif d'attachement qui exige une satisfaction immédiate. L'illusion du moi naît et se manifeste dans l'attachement aux choses. Le désir de vivre pour la satisfaction du moi, nous enlace dans les filets du chagrin. Le plaisir est l'appât et le résultat est la douleur. Bouddha

La douleur

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La première Noble Vérité est l'existence de la douleur. On souffre en naissant, on souffre en grandissant. On souffre dans la maladie, on souffre pour mourir. On souffre d'être uni avec ceux qu'on aime point. On souffre encore plus d'être séparé de ceux que l'on aime. On souffre de désirer ce qu'on ne peut obtenir. Bouddha

Méditation sur la lumière

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Soyez votre propre gourou, votre propre maître. la lampe est à l'intérieur de vous . Allumez là et avancez sans peur . Méditez sur la lumière. -Premièrement vous êtes dans la lumière. -Ensuite la lumière est en vous. -Enfin vous êtes la lumière Sathya Sai Baba

Réflexions sur l'homme

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Aujourd’hui, le but de l’homme est de travailler pour gagner de l’argent, d’en avoir le plus possible pour se faire la meilleure place dans la société. Mais qu’elle place ? Celle du matériel, celle du paraître, mais certainement pas celle du vrai bonheur. Pourtant si nous voulons vraiment prendre notre vie en main et arrêter de subir, nous devons abandonner notre addiction pour l’argent et laisser notre égo de coté. Pour cela, il nous faut un but et ce but c’est de retrouver notre âme et avec elle notre conscience. Cette voix, au fond de nous, est la seule qui peut nous permettre de comprendre, un jour, le pourquoi de toute chose. C’est vrai qu’il est beaucoup plus facile de vivre en se fondant dans la société sans se poser de question, que de décider de prendre sa vie en main et sortir des sentiers battus. Nous voulons évoluer, mais nous ne sommes pas prêts à faire les sacrifices nécessaires à cette évolution, à abandonner notre confort de vie et nos habitudes, à remettre en questi...

l'amour passion est illusion

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F. Alquié l'amour passion est illusion d'amour ________________________________________ Peut-on dire [...] que la passion nous permette d'aimer un autre être que nous ? Il n'en est rien et, en aimant le passé, nous n'aimons que notre propre passé, seul objet de nos souvenirs. On ne saurait aimer le passé d'autrui; par contre, l'amour peut se porter vers son avenir, et il le doit car, aimer vraiment, c'est vouloir le bien de l'être qu'on aime et l'on ne peut vouloir ce bien que dans le futur. Tout amour passion, tout amour du passé, est donc illusion d'amour et, en fait, amour de soi-même. Il est désir de se retrouver, et non de se perdre; d'assimiler autrui, et non de se donner à lui; il est infantile, possessif et cruel, analogue à l'amour à l'amour éprouvé pour la nourriture que l'on dévore et que l'on détruit en l'incorporant à soi-même. L'amour action suppose au contraire l'oubli de soi, et de ...

Le petit prince: Rencontre avec le renard

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C'est alors qu'apparut le renard. -Bonjour, dit le renard. .. -Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien. -Je suis là, dit la voix, sous le pommier. -Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli.. -Je suis un renard, dit le renard. Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste... -Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé -Ah ! pardon, Et Je petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta: -Qu'est ce que signifie « apprivoiser » ? -Tu fi es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu! -Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ? -Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ? -Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie «...
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La capacité à tourner la page dépend-elle aussi de ce qu’on a vécu avant, même loin en arrière ? Il existe des douleurs du passé qui n’ont pas été réglées sur le moment parce qu’elles étaient trop importantes, trop douloureuses, ou parce qu’on n’a pas pu le faire à ce moment-là. Il y a différentes formes de fragilité dans la rupture relationnelle et de ce fait, dans la capacité d’oublier quelqu’un. Les personnes qui ont vécu des ruptures dans l’enfance avec un parent, ça peut être aussi un parent déprimé, deviennent des personnes très rigides, qui ont l’apparence très froide, très dure, qui ont l’air de ne pas s’investir, de ne pas aimer. On a souvent cette image des hommes qui ne disent jamais "Je t’aime" mais quand ces personnes commencent à s’investir, pour le coup, ce sont les plus fragiles et ceux qui auront le plus de mal à oublier l’autre. Ça peut même les rendre dingue, ils peuvent se tuer ou tuer. Ce sont ces gens-là qui peuvent aller jusqu’au crime passionnel après ...